Un monde plus humain : le rêve d’un robot

nouveauxrobots-couv-bassedef

Un Monde plus humain est dans l’anthologie Les Nouveaux Robots, éditions Les planètes orphelines.

À quoi rêvent les robots ? Rêvent-ils de moutons électriques, comme se le demandait Philip K. Dick ? Ce n’était pas de Dick dont il était question dans cet appel à textes pour le lancement du catalogue des éditions Les Planètes orphelines mais d’un autre géant : Isaac Asimov.

Et plus précisément, de ses histoires de robots.

Et plus précisément encore, de ses fameuses lois de la robotique.

Asimov, j’étais fan, dans ma jeunesse. Surtout pour ses « fondations » (malgré l’approximation de la traduction littérale du terme foundation), et aussi pour ses histoires de robots. Mais les Trois lois m’ont toujours laissé perplexe. Comme une vague impression que quelque chose là-dedans ne collait pas. D’ailleurs, Asimov lui-même utilisait l’ambiguïté des lois pour construire ses histoires.

En y réfléchissant, ces lois ne me plaisaient vraiment pas. Des robots pas très malins ne pourraient jamais les interpréter correctement, et en supposant l’existence de robots vraiment intelligents, les Trois lois pouvaient aboutir à un nouveau système esclavagiste…

Par ailleurs, la maltraitance des robots est malheureusement une triste réalité, comme le prouve la fin de cette fameuse vidéo où un employé de Boston Dynamics s’acharne sur un pauvre robot qui ne lui a rien fait ; et qui obéit visiblement aux Trois lois, qui l’empêchent de se défendre.

Chez Asimov, les Trois lois constituaient un axiome : elles étaient implantées dans le cerveau électronique des robots, on ne sait pas comment, mais c’était ainsi et puis c’est tout. Pour moi, il fallait une explication, car je ne vois pas comment un être réellement intelligent pourrait obéir à un comportement implanté « en dur », comme s’il n’était qu’un vulgaire lave-linge appliquant un programme.

C’est donc un hommage quelque peu œdipien que j’ai rendu à celui qui reste l’un des pères de la S.F. moderne, car en lui donnant une explication, j’ai remis en cause le dogme des Trois lois. Ai-je offensé la mémoire du grand Isaac ? Non, sûrement pas, puisque mon texte a été sélectionné. De toute façon, avec ou sans les Trois lois, les robots ont le droit de rêver à un monde plus humain…

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s